Cuisine

Le plastique banni des cantines scolaires : la revolution des repas

La loi de 2020 impose la fin des barquettes plastique dans les cantines scolaires. Inox, verre ou matériaux biosourcés : quels choix, à quel coût et avec quelles contraintes pour les collectivités ?

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Le plastique banni des cantines scolaires : la revolution des repas

Le plastique banni des cantines scolaires

Dans un restaurant scolaire, les barquettes de plastique ont longtemps dominé les étagères et les tables. Depuis plusieurs années, un nombre croissant de collectivités les remplace par des contenants en inox, en verre ou en matériaux biosourcés, au moment même où le service de restauration est repensé.

Une interdiction inscrite dans la loi

La loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l'économie circulaire, adoptée en 2020, fixe un calendrier de retrait des contenants alimentaires en plastique dans la restauration collective. Le texte distingue plusieurs échéances selon la taille des communes et le type de contenants concernés.

Pour les collectivités, cela signifie réexaminer l'ensemble de la chaîne : cuisson, conditionnement, transport des repas entre une cuisine centrale et les écoles, puis service sur place. Chaque étape suppose un matériel compatible avec les nouvelles exigences, notamment pour le maintien de la température des plats.

Ce qui remplace le plastique

Les solutions retenues varient selon les territoires. L'inox arrive en tête pour les bacs gastronormes et les barquettes réutilisables, car il résiste aux chocs et aux températures élevées. Le verre est utilisé pour certaines préparations froides, mais sa fragilité et son poids limitent son emploi dans les circuits où les repas voyagent. À consulter également : jardinagebricolage.com.

Des matériaux biosourcés, comme certains contenants à base de fibres végétales, apparaissent aussi. Leur intérêt dépend toutefois de leur filière de production, de leur durée de vie et de la façon dont ils sont traités en fin d'usage. Un contenant compostable n'a d'intérêt que si la collecte locale permet effectivement de le valoriser.

Des contraintes de coût et d'organisation

Le passage à des contenants durables représente un investissement initial plus élevé que l'achat de barquettes jetables. Il faut également prévoir le lavage, le séchage et le stockage des contenants réutilisables, ce qui mobilise de l'espace et de la main-d'œuvre dans les cuisines.

La logistique du transport devient plus lourde : les caisses pleines pèsent davantage, et leur retour vers la cuisine centrale doit être organisé. Ces contraintes expliquent que certaines petites communes aient demandé des délais supplémentaires ou des adaptations selon la configuration de leurs locaux.

Un effet au-delà de la cantine

La restauration scolaire reste un volume modeste à l'échelle nationale, mais elle constitue un terrain d'expérimentation pour d'autres secteurs : établissements de santé, maisons de retraite, restauration d'entreprise. Les retours d'expérience portent sur la robustesse des matériaux, la consommation d'eau liée au lavage et la formation des équipes.

Le sujet ne se réduit donc pas à un changement de contenant. Il touche à l'organisation des cuisines, aux circuits courts d'approvisionnement en matériel et aux habitudes des convives, qui doivent parfois s'adapter à des formats ou à des présentations différentes. Certaines collectivités continuent d'utiliser du plastique pour des usages non concernés par la loi, comme le film de palettisation ou certains emballages de denrées livrées par les fournisseurs.

Hélène Leconte

Hélène Leconte

Hélène Leconte est une spécialiste reconnue des grands crus classés et de l'histoire des châteaux bordelais. Son expertise en dégustation et sa connaissance approfondie des terroirs lui permettent de créer des accords mets et vins d'exception. Passionnée par le patrimoine viticole, elle partage son savoir avec élégance et pédagogie.

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